28 juin 2013

On the road to Hellfest 2013



Avant de commencer à poster cette série d’articles sur le Hellfest, je tiens à annoncer que j’ai réussi mon année avec la plus grande distinction.
Quand j’ai appris la nouvelle par sms, j’étais sur le cul. Je ne m’y attendais pas, car je n’ai jamais réussi à obtenir cette mention  et avec cette année particulièrement difficile (LA plus difficile que j’ai vécue), je n’osais même pas y penser. Je confirme donc que je suis en vacances pour TROIS bons mois et que je vais les optimiser à fond ! Mais avant, retournons dans le passé pour revivre ce Hellfest 2013 !



 4ème jour - 20 juin



Cette journée, je l’attendais autant que je la redoutais. Le réveil sonne avant 6 heures du matin. Je bondis du lit et file sous la douche pendant que mon copain peine un peu à sortir du lit (note que je ne l’ai jamais vu bondir du lit, même quand le réveil sonne pour la bonne cause, comme ce matin-là). On se prépare en douceur, sans stress pour une fois car nous avions bien planifié les opérations la veille et les sacs étaient déjà bouclés. On transvase le tout dans le coffre de la voiture, allume le GPS et c’est parti. Dehors, il fait gris, brumeux et frais mais je ne me laisse pas démonter et prend le premier tour de « conduite » comme convenu. J’impose le dernier album de My Chem (martyriser mon copain = mon plaisir #1 comme écrit dans un précédent article) et c’est parti. Je m’en sors plutôt pas mal même si je suis assez nerveuse au volant, et quand je suis nerveuse, je me marre comme une hystérique. On passe Valencienne puis Cambrai mais le temps est de pire en pire, il pleut et la visibilité est de plus en plus dégueulasse. Puis on arrive sur mon cauchemar : une autoroute à trois bandes. Je n’ai jamais conduit là-dessus mais il faut faire attention à bien regarder de tous les cotés et en même temps jongler avec les essuie-glaces. Ca me soule vite donc je m’arrête avant Amiens pour passer le relais à mon copain. Je n’aurai conduit qu'une petite heure mais suis quand même fière de moi, vu les conditions dégueulasses.

Air PAS DU TOUT angoissé

Donc ensuite, c’est mon copain au volant mais on ne va pas vraiment plus vite car la météo devient VRAIMENT catastrophique. Le ciel est noir, il drache énormément et il y a même parfois des éclairs dans le ciel. Passer Amiens est assez délicat. Puis en roulant vers Rouen, il pleut toujours, moins certes, mais de manière continue. On fait quelques pauses, on passe quelques péages (le mal absolu) et on arrive doucement à Rouen. Là, c’était prévu que ça soit mon copain qui conduise car il fallait vraiment traverser la ville. Et quelle ville ! Les routes sont assez bizarres, à moitié souterraines, très étroites,… Bref, le carnage. Moi, j’en profite pour faire quelques photos de la ville, mais du peu que j’en ai vu, ça ne m’a pas donné envie de visiter cette ville (très industrielle et grise…).  Pourtant sur la carte, bordée par la Seine, ça avait attisé ma curiosité.






Donc voila, on passe Rouen en faisant quelques détours à cause de bugs de GPS et on refait une pause. Là, j’étais sensée reprendre le volant mais je reste encore un peu traumatisée par le chantier qu’on vient de traverser et on n’est pas certains d’être sorti du « merdier » donc mon copain continue ensuite jusque Evreux et Nonancourt (cette description n’intéresse personne mais je la fait quand même, pour me remémorer tout ça quand je relirai ce blog). Je prends ensuite le relais et découvre les départementales et là, on avance moins vite mais je préfère quand même ça à l’autoroute. On traverse pas mal de petits villages et on frétille quand on voit un panneau pour un MacDo avant Alençon. On s’y arrête pour…manger nos boites de raviolis froids sur le parking. Il est environ 13heures, cela fait déjà six heures que nous roulons. Au moment de nous remettre en route, nous découvrons qu’il existe un raccourci pour éviter les péages scandaleux que j’avais découvert lors de la planification du voyage. Les imprévus me font peur, donc c’est mon copain qui prend le volant mais quand je vois les routes de champs que c’était, je m’en veux un peu car j’aurais largement pu conduire ! Bon, ensuite, je vous passe les détails mais on a BIEN découvert la campagne française. On a suivi des routes de champs pendant plus de trois heures, croisant de temps en temps un village au nom improbable tout en étant sidéré de la distance entre ces villages et les villes plus importantes. Je me plains souvent que mes parents habitent dans un coin « reculé » mais ce n’est pas du tout comparable ! Je reprends le volant pour une bonne heure trente, en oubliant parfois de m’arrêter aux feux rouges ne les voyant pas (utilité d’un feu rouge quand il n’y a aucun carrefour ?) et en usant les freins de mon copain à chaque rond-point (je ne sais pas si on peut en faire une généralité, mais il y a quand même ENORMEMENT de ronds-points en France !!). Ensuite, mon copain décide de reprendre le volant pour les « deux dernières heures ».
On commençait doucement à en avoir notre dose, de ces routes campagnardes, des ces travaux, et de tous ces ronds-points. Mon copain fait une pause sur le parking d’un centre commercial à Vallet et j’en profite pour bidouiller le GPS en son absence. Nous avions indiqué « Clisson centre-ville» comme destination et le GPS indiquait encore 40 minutes de route, ce qui me semblait énorme car nous étions d’après la carte tout près mais qu’il y avait pas mal d’embouteillages à Clisson. J’encode donc la rue exacte du festival et là, le compteur passe à…13 minutes ! Je suis toute excitée et annonce la bonne nouvelle à mon copain à son retour. On continue donc, en coupant par des routes de champs (encore, j’ai envie de dire…) mais en approchant, on constate que les rues que nous devons emprunter sont barrées (c’était trop beau). On tourne en rond à la recherche du parking, c’est la folie, les gens sont garés un peu n’importe comment, les affiches pour le parking ne sont pas très visibles immédiatement et envoient dans une direction totalement opposée au site du fest. On se résout finalement à les suivre et on découvre qu’on n’est finalement pas si mal garé car il y a moyen de couper à pied à travers les vignobles.
Il est 18h30 et après plus de 11heures de route, on souffle un petit peu avant de sortir les sacs du coffre. Sur le parking, c’est déjà la fête, avec musique à fond et festivaliers dansant sur les toits de leur véhicule.  Devant la voiture de Jeff, il y avait même un canapé avec barbecue…

Les vignobles du parking
Je suis toute excitée d’y être enfin ! De loin, on aperçoit des chapiteaux et les Mainstages. Ca donne envie mais il faudra encore un peu de patience avant de découvrir le site…On harnache nos sacs sur nos épaules et c’est parti. Quand on dépasse tout les gens qui galèrent avec leurs sacs à porter à bout de bras, c’est là qu’on réalise à quel point nous avons été bien organisés cette année (car l’an dernier, c’est nous qui trimions avec nos sacs et notre pack d’eau).


Il y avait cependant un PUTAIN d'obstacle à franchir 
(faut imaginer passer ça avec un sac de 15kg sur le dos).





Au bout de la route, on découvre le camping et son point négatif à mes yeux : aucun contrôle d’accès. N’importe qui peut accéder au camping, et je ne trouve pas ça rassurant dans la mesure où une personne malintentionnée désirant « visiter des tentes » pendant que les festivaliers profitent des concerts n’a aucun mal à le faire… De plus, il n’y a pas vraiment de contrôle sur ce que les festivaliers font rentrer dans le camping. Pour le contenu des sacs, je m’en fous un peu si des gens veulent ramener leur dose ou bien les objets qui sont « interdits » sur le camping, mais j’ai par exemple vu un chien ou deux errer dans le camping et j’ai pas trouvé ça cool (ils n’avaient pas l’air dangereux mais bon, je trouve qu’un chien n’a rien à faire sur le camping d’un festival). 
On longe les allées et dans certains coins, l’ambiance est déjà là ! On se choisit un coin tranquille, près des vignobles mais proche de l’entrée et on monte la tente assez facilement tout en faisant brièvement la connaissance de nos voisins. Contrairement au Graspop où la gestion du camping était assez réglementée et où ton emplacement dépendait de ton ordre d’arrivée, ici, tu t’installes où tu veux, tant que tu restes plus ou moins dans les limites prédéfinies, ce qui a pour avantage que les tentes ne sont pas aussi collées les unes aux autres (le camping du Graspop est beaucoup plus fréquenté d’où l’obligation de ne pas perdre inutilement de place sans doute).



Notre palais : admirer les sillons sur lesquels il est bâti ;)


Une fois la tente montée, le matelas gonflé et notre petit coin aménagé, on part en quête du précieux bracelet car j’étais assez angoissée de devoir sans cesse surveiller nos billets imprimés pour être certaine qu’ils ne soient pas dégradés par la pluie ou perdus et voulais les « convertir » au plus vite.  Heureusement, c’était encore possible. Nous découvrons aussi la petite partie du festival déjà accessible, soit une petite scène, un bar et quatre ou cinq stands de nourriture.
On achète des jetons qui nous serviront à payer nos boissons sur le site mais apprenons que pour la nourriture, ça se fait avec des euros, ce qui est cool car les jetons, on les perd assez vite.
 


On découvre le système de consignes pour les boissons : tu donnes un jeton supplémentaire lors de ta première consommation pour le gobelet que tu réutilises pendant les trois jours (sinon, tu repaies à chaque fois pour le gobelet). Parfois le gobelet est changé, parfois non. Je trouve ce système bien car ça limite VRAIMENT le nombre de déchets sur le site (au Graspop, on nageait parfois dans des marres de flacons en plastique) mais d’un autre coté, avoir constamment son gobelet (tout collant) sur soi est assez casse-couille surtout quand tu essaies d’emporter le minimum pour assister aux concerts. Certaines personnes avaient un système pour l’attacher à leur ceinture mais je ne sais pas où ça se trouvait…
Sinon, tant que je suis au paragraphe sur les boissons, je dois dire que je suis assez déçue dans les boissons proposées. C’est vraiment une histoire de goût mais ne buvant pas (trop) d’alcool, j’avais le choix entre du Breizh Cola (j’en ai pris un pour gouter et il était assez plat et pas très frais), du Perrier, de l’Orangina et du jus d’orange. N’étant pas fan d’Orangina, ni de Perrier, il ne me restait donc que le jus d’orange… Il était bon mais après trois jours à ne boire que du jus d’orange, j’avais mal à l’estomac et pleins d’aphtes. Je m’attendais à trouver du Fanta, voir peut-être du Sprite et ai été assez surprise de ne pas retrouver les célèbres produits de Coca. Bon, c’est pas ça qui m’a gâché le fest, loin de là mais c’est un peu frustrant. Par contre, il y avait des points d’eau gratuit, et ça, c’était très bien ! Niveau alcool, j’ai été assez surprise de retrouver des bars à…VINS ! C’est sûr, on est en France. Il y avait aussi du cidre (que je n’ai pas osé gouter par peur d’être malade) et des bières françaises (qui, d’après mon copain, ne valent pas les bières belges). Une super idée mise en place était des bénévoles se baladant avec sur le dos, un tonneau de bière et qui pouvaient ainsi éviter aux gens qui voulaient « juste une bière » de devoir faire la file au bar (bien que nous n’avons jamais vraiment fait la file pour les boissons car le service était très rapide mais nous allions nous réapprovisionner lors des moments creux).

Donc voila, revenons à notre soirée du jeudi, on va ensuite se dévorer un kebab qui n’était pas exceptionnel pour le prix (5€) : un petit pain rond rempli à moitié de choux et de deux pauvres cuillères de viande…on a vu mieux. Heureusement que sur le site même du festival, les stands de nourritures étaient vraiment plus appétissants ! *c’est reparti pour un paragraphe bouffe*
Il y en avait vraiment pour tout les goûts : des crêperies bretonnes, des stands de frites, kebabs, bouffe mexicaine, glace, asiatique, brésilien, barbecue argentin, africain, pizza, pâtes, gaufres, plat médiévaux, fallafels, sandwiches, tartiflettes, barbecues divers, fish & chips, croques… Je ne vous dis pas le dilemme au moment de choisir ! Les prix étaient parfois excessifs mais pas autant qu’au Graspop (où là, il faut le reconnaitre, le choix était plus limité et la nourriture vraiment plus chère). Le truc bien pensé est que l’ensemble des stands se trouvaient au même endroit et formaient un genre de rue, il ne fallait donc pas arpenter tout le festival pour avoir une vue d’ensemble du menu proposé. Il y avait aussi un petit coin avec des tables pour manger, mais on a principalement mangé dans le petit bois juste à coté. Un petit aperçu de tout ce qu'on a pu engloutir en trois jours.

Galette bretonne avec une saucisse barbecue inside

Galette bretonne oeuf/jambon/fromage : une tuerie !

Boeuf à la broche noyé dans des haricots (ça, c'était le repas de l'homme)

Barbecue argentin en sandwich

Ma galette oeuf/fromage

Une merguez moyen-ageuse et ses frites

Une tartiflette ENORME mais tellement bonne !


Donc, revenons-en à la pitta-pas-terrible du jeudi soir. Après cela, on va jeter un bref coup d’œil au concert qui se joue dans le chapiteau, mais nous sommes assez fatigués et rentrons à la tente. Tout le monde était assez surexcité et je ne vous cache pas qu’il n’y a pas eu une minute de silence entre 22h et 7h le matin suivant… Mais nous étions tellement lessivés de la route que nous dormons un peu, tout en étant réveillé au moindre cri un peu trop perçant et découvrons la phrase-clé locale, chantée sur le camping à toutes heures du jour ou de la nuit : « Libérez l’apéro ». 


J'ai retrouvé mon lit...et vais bientôt devoir couper mon bracelet... :(


18 juin 2013

Everything can happen now

 

1er jour de vacances - 17 juin 2013



Si vous saviez depuis le temps que je rêve d'écrire ça : Je suis en VACANCES !


Réveillée vers 5h30 alors que le réveil ne sonnait qu'une heure plus tard. Je ne suis pas nerveuse même si ce dernier examen est très important. Après une dernière relecture, je m'arrache de mon lit, me prépare tranquillou et prend même le temps de me régaler avec un bol de pastèque.
Sur la route, c'est plutôt tranquille mais je commence à ressentir la fatigue. Puis, en traversant les champs, je vois une cigogne qui prend (lourdement) son envol et passe un peu au-dessus de ma voiture. Je suis complètement émerveillée par le spectacle (bon okay, ce n'est pas une cigogne sauvage car elle vient du zoo mais comme j'étais encore loin de ce zoo, j'ai été assez surprise de la trouver là).  Je me suis dit qu'elle sera mon porte-bonheur. Puis la seconde d'après, je me suis demandé ce qui serait arrivé si elle avait fini dans mon pare-brise. Ce n'est pas léger une cigogne...

Ensuite, et comme chaque fois que je me suis rendue à Mons pour un examen, j'ai droit aux BOUCHONS ! Avant d'entrer dans Mons, il y a un grand carrefour avec des feux et ensuite, la route passe de trois à une bande ==> tout le monde veut passer en même temps ==> carrefour encombré ==> personne ne passe. J'ai mis quinze putain de minutes pour faire 100 mètres, sérieusement.
Heureusement que je suis partie plus tôt. J'arrive donc à l'école et découvre que l'examen comprend trois questions de théorie et pas moins de cinq exercices ! Et je suis lasse. Je veux déja être en vacances, dehors il fait gris, les volets sont pratiquement baissés et la lumière est éteinte. C'était lugubre. Et pour en rajouter une couche, n'oublions pas de compter sur les énoncés : La société PLAGE vend des marchandises à la société COCKTAIL. Déprimant.
J'en ai vraiment marre d'écrire, chaque calcul est pénible. Les exercices ne sont pas très compliqués mais ils sont parfois looongs et ennuyeux... Bref, ma copie est vraiment sale, entre mon écriture pas soignée et mes réponses entassées dans les espaces minuscules prévus... Je ne me relis même pas, je rend ma copie et sors lessivée de la salle. Je reçois alors un sms de la part d'une copine de classe qui m'avait proposé une après-midi shopping mais qui annule. Pour être honnête, j'étais plutôt contente car j'étais assez fatiguée, fauchée et il faisait moche dehors (mais ça, tu avais déjà compris). Du coup, je rentre alors chez moi mais suis à deux doigts de dormir sur le volant. Les examens sont terminés mais il fait gris. Pour me donner du punch, je lance "Danger Days" et ça marche plutot bien. Cet album sonne vraiment "début des vacances" et même si ce n'est pas mon préféré, me réconforte un peu malgré la pluie.

Oui, je me suis découvert une passion pour les gifs


Avant de rentrer à la maison, je fais un détour par la banque pour 1) consulter mon solde et 2) retirer tout ce que je peux pour le HELLFEST. Maintenant que mes examens sont terminés, je vais concentrer mon énergie sur la préparation de cette aventure. Mon petit-ami a déjà fait énormément (surtout en ce qui concerne le matériel), mais il me reste mon sac à boucler et l'itinéraire à repérer (et encore un million d'autres minuscules détails à régler comme vernir mes ongles mais ça n'est pas important). Et comme ultime récompense, je vais ensuite me faire une frite/fricandelle de ma friterie préférée car j'avais besoin de GRAS ! Pendant les examens, ma mère s'est fait une joie de nous torturer à coup de "purée de carotte" déprimante et "poisson light" minuscule, maintenant, c'est fini tout ça ! Je retrouve progressivement ma liberté ;)

Concernant mon après-midi, même si j'étais assez épuisée, je n'ai pas dormi mais me suis calée devant Lost. J'ai (re)commencé l'aventure il y a 5 jours et suis déjà à la moitié de la saison 2, ce qui fait environ, 7 épisodes de 40 minutes par jour. Heureusement que je devais étudier entretemps...
Cette série, je l'ai "ratée" lors de sa diffusion originale à la télé, même si l'intrigue...m’intriguait beaucoup, et me faisait penser à une nouvelle de Stephen King - devine laquelle ? Quelques années plus tard, une chaine secondaire a rediffusé la série, à raison de un épisode par jour, ce qui me convenait beaucoup mieux car regarder 40 minutes de l'histoire tout les sept jours, c'est pas fait pour moi, trop frustrant. J'ai donc suivi la première saison sans problème mais ai décroché au début de la deuxième. J'étais rentrée chez mes parents et ce n'était plus aussi simple pour suivre donc voila. Même si cette série traine parfois les choses en longueur (par exemple le début de la saison deux : trois épisodes qui te montrent de trois manières différentes le même événement alors que ce n'était selon moi, nullement nécessaire), c'est encore sympathique à visionner, surtout pendant cette période de vacances (au moins, il y a du soleil sur leur île...).

Après cela, le soleil a enfin pointé son nez et j'ai eu un mini-aperçu de ces futurs mois.


Terrasse, pastèque, bon bouquin.


Et après cette petite pause bien méritée, je me suis enfermée quarante minutes dans la salle de bain pour me préparer pour le Hellfest. J'ai même utilisé le gommage dont j'avais déjà parlé ici et je ne pensais pas dire cela, mais je ne pourrais plus vivre sans ce produit. Dès que le tube est fini, j'en rachète mais peut-être pas cette marque-là en particulier. J'étais aussi douce qu'une anguille après cette séance de soin. O_O


2ème jour  - 18 juin

Grosse mission du jour : faire mon sac pour le Hellfest.

Mon sac ?

 Non, MES sacs.

En effet, demain soir, je rentre chez mon copain car nous partons jeudi à l'aube pour Clisson. Nous revenons lundi soir et le lendemain matin, je prend le train pour rejoindre mes parents qui seront déjà à la mer du Nord (ils partent la veille mais AVANT mon retour en Belgique). Donc, il me faut un sac avec mes affaires pour le festival, un contenant de quoi me changer pour les jours intermédiaires passés chez mon copain (+ pour le trajet en train) et un avec mes affaires pour la mer qui sera confié à mes parents. Moi qui ai toujours peur d'oublier quelque chose, là je dois penser à "emporter quoi ET dans quel sac le mettre" ? Il faut également anticiper les ordres d'utilisation (mettre les tickets d'entrée au fond du sac = pas malin). Sans parler du fait que ma mère s'est amusée à ranger mes affaires dans des endroits inaccessibles. Morceaux choisis :
 - "Ton sac de voyage ? Il est dans une valise à la bibliothèque, elle même cachée par deux autres valises méga lourdes à bouger"
 - "Ton essui ? Il est caché dans un sac de sport planqué sous ton lit". Et ça bien sur, c'était l'explication après que j'ai retourné toute ma garde-robe, endroit où il est TOUJOURS rangé habituellement.
- Ton sac de couchage ? Hum, je l'ai rangé à la salle de jeux (alors que sa place est SOUS MON LIT).

Là, c'était encore le début du chantier

Il m'aura fallu presque deux heures pour tout rassembler et empaqueter. Je dois encore seulement y ajouter les objets de dernières minutes (chargeur, GSM, porte-feuille, oreiller...).

Cet après-midi, je vais me consacrer à la réalisation aussi minutieuse que possible du trajet Valenciennes/Clisson. Une après-midi sur Google Maps, donc ! Notre objectif est d'éviter au maximum les péages... une première estimation du trajet le plus rapide nous revenait à 100€ aller-retour RIEN QUE pour les péages (après, tu dois ajouter le carburant et les petites dépenses d'autoroute). Après avoir cherché un itinéraire alternatif, nous arrivons à environ 40€ aller-retour, ce qui est déjà plus correct. Mais je dois encore préciser ce parcours et le "diviser" en petites étapes pour savoir quand on change de chauffeur. :P

Edit de l'après-midi : Deux heures sur Google Maps/Michelin ont été nécessaire mais voila, l'itinéraire est bouclé !

En postant cette photo, j'ai remarqué que j'avais écrit "Aleçon" au lieu d'Alençon". Hey merde... -__-"

Environ 660 km 
(presque 666 *ironie* )

8h30
 (sans les pauses)

15,80€ de péages.

Uniquement pour l'aller...

J'aurai aimé morceller le retour, en passant une journée à Nantes, une à Rouen...
Mais ce n'est pas vraiment possible avec mon "copain à congés limités".

Mais nous prendrons notre revanche en septembre ;)

Je suis à présent un peu plus apaisée mais reste angoissée à l'idée de conduire en France une voiture qui n'est pas la mienne. Je vais conduire entre la maison de mon copain (on va dire qu'il habite à Saint-Ghislain même si c'est pas vraiment ça) et Amiens et ensuite, entre Rouen et Alençon.

Et au retour, entre Le Mans et Rouen et entre Amiens et la maison.

Ça va me changer de la route pour aller à la fac :P
Et puis, c'est un mal pour un bien.
Parce que je vais voir Anti-Flag sur scène *_*



3ème jour  - 19 juin

Et bien voila, je viens de terminer le bouclage de sacs, non sans peine. Il ne restait que l'oreiller, le sac de couchage et deux-trois merdes à ajouter. Au fait, quelqu'un sait POURQUOI on s'adresse verbalement à son sac à dos quand il ne se ferme pas ? L'insulter ne l'a pas encore aidé à se fermer, mais bon, je reconnais que ça défoule...

Petit jeu : trouve mon repas.


Le coté amusant de cette tâche est que je m'acharnais sur mon sac en chemisier/jupe "bien habillée". Cet après-midi, je vais à Mons (en train cette fois, car je pense que je vais déjà suffisamment conduire demain...) pour assister à deux défenses de mémoire. L'an prochain, à la même date, ça sera à mon tour de présenter cela et nos professeurs nous ont fortement conseillé d'y assister cette année pour voir comment ça se passe. Je ne suis pas tellement angoissée à l'idée de réaliser un mémoire, car je suis déjà passée par là dans mes précédente études. A l'époque, je me faisais toute une montagne de la "défense" et au final, le jour-même, je n'étais pas stressée car j'avais confiance en la qualité de notre travail. La rédaction d'un mémoire est un travail de longue haleine et je suis convaincue que si tu le prépares sérieusement et que tu suis bien les conseils de ton directeur, le jour de la défense, c'est juste une "formalité".

Mais je vais y assister car l'école est différente et fonctionne avec des autres règles. Si j'ai bien compris, à l'université, tu présentes ton travail en 20 minutes et ensuite, on te pose des questions pendant 10 minutes... DIX minutes de questions ? Sur un mémoire de 80 pages ? Je trouve ça un peu limite, car ça doit faire quoi, deux ou trois questions maximum ? S'il y en a une que tu ne sais pas répondre, ça fait vite mal...

On nous avait conseillé d'aller voir un mémoire supervisé par notre futur directeur. Je vais faire un mémoire en microéconomie (ça pète comme intitulé, non ? Haha) et le professeur qui va me superviser m'a annoncé qu'aucun de ses étudiants de cette année ne va présenter son mémoire en première session. Rassurant, tout ça...

Vu que je n'étais libre qu'aujourd'hui, j'ai choisi par affinités d'aller voir deux personnes avec qui j'ai réalisé un gros travail de groupe cette année. Ils présentent tout les deux des sujets de marketing, la matière avec laquelle je n'ai, au contraire, AUCUNE affinité, mais je sais qu'ils travaillent bien, donc je verrai ainsi un bon exemple à suivre. ;)
Et petit bonus, dans l'un des deux jurys, il y aura mon futur directeur, il verra que je suis venue et suis impliquée pour ce travail, héhé. J'ai rendez-vous avec lui début juillet pour qu'il me guide afin que je puisse attaquer dès cet été (autant prendre l'avance car je sens que l'année prochaine ne va pas être de tout repos - surtout avec l'option didactique et ses travaux à la con...). Travailler pendant l'été ? Super....

Ce qui me fait bizarre, c'est le fait que ces étudiants, qui ont commencé la passerelle la même année que moi mais qui ont choisi de faire le Master en un an (et moi deux), terminent aujourd'hui leurs études. Que l'année prochaine, c'est MON tour et qu'eux ne seront plus là à la rentrée. 
Même si je ne suis pas vraiment proche de gens de la fac comme je l'étais en Haute-Ecole (*clin d'oeil à une lectrice en particulier*), j'ai quand même senti une certaine cohésion entre les étudiants ayant fait la passerelle, même si nos parcours étaient tous très différents. Bon, il existe quand même des "bandes", mais comme je n'en faisais pas partie, je sympathisais un peu avec tout le monde et personne à la fois. L'an dernier, je me suis clairement isolée, car j'étais là pour les études, pas pour me laisser distraire par des amitiés factices ou pour trouver le grand amour (véridique - l'an dernier, ya une nana qui m'a demandé quel mec de la classe je trouvais mignon... je suis restée scotchée à ma chaise).
Cette année, j'ai continué à faire l'autiste mais ai appris, grâce à certains travaux de groupes, à connaitre certaines personnes un peu mieux, et ai parfois fait de bonnes rencontres. J'aime me faire surprendre par les gens, par leurs conversations. De loin, tu les trouves assez froid ou ne sais tout simplement pas quoi leur dire hormis bonjour, et puis la discussion se fait tout naturellement. C'est amusant. Cela me fait penser aux "amis à usage unique" dans Fight Club. Ces personnes avec une forte personnalité qui croisent votre route pour un bref instant, avec qui les conversations sont simples, puis qui disparaissent comme elles sont venues.*

*ce paragraphe devient n'importe quoi...



Donc voila comment je vais occuper mon après-midi.
Après cela, je rejoins Jeff, on file chercher mes affaires et on passe la nuit chez lui.

Et demain à l'aube, on démarre !

Il n'y aura donc pas d'articles avant un petit moment, vu que j'enchaine directement avec une semaine à la mer. J'aurai un ordinateur là-bas mais ne suis pas certaine qu'il y ai une connexion internet.
Au pire, je prépare les articles dans un traitement de texte et les poste lors de mon retour à la maison (donc, le 28 juin).

Bonne semaine à tous !

Je vous laisse en bonne compagnie ;)







A ne surtout pas oublier dans le sac !


13 juin 2013

Point Culture

 13 juin 2013 - "Jour moins 4 avant les vacances"



Je commence à tout doucement voir le bout des examens, mais je commence également à voir le bout du rouleau de mon énergie. Cette phrase ne veut rien dire, mon article commence bien...

Pour me changer un peu les idées (et tenter d'oublier les inepties que j'ai sorti ce matin lors de mon examen oral sur le pétrole...), je vais écrire un peu sur les films que j'ai vu/lire que j'ai lu cette semaine.

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GREASE : film faisant partie de la catégorie "retard culturel à combler". Je n'ai pas été déçue et ai même passé un bon moment devant ce film. Pourtant, je redoutais un peu de le voir, m'étant profondément ennuyée devant "Dirty Dancing" (enfin, ça doit être une histoire de génération), mais j'ai trouvé les personnages touchants et ce film m'a fait oublier pendant un instant les examens.


Ca m'a donné envie d'un milk-shake tout ça...


Le Dernier Samouraï : c'est la quatrième fois que je voyais ce film et la quatrième fois que je chiale pendant les vingt dernières minutes.Tout est dit.




American Beauty : je suis tombée dessus par hasard sur Dailymotion alors que je cherchais une occupation. Le synopsis m'intriguait alors j'ai cliqué. La première partie du film est vraiment bien fichue, mais après, (selon moi), ça ne décolle pas vraiment. On s'attend à ce qu'il se produise quelque chose de fou à la fin, que tout explose mais la fin est plutôt plate. Même si certains personnages me plaisaient bien (le jeune voisin dérangé en premier ^.^), je n'ai pas vraiment accroché aux persos (la preuve, j'ai vu ce film il y a à peine quelques jours et ne me souviens d'aucun prénom...).


Pirates des Caraïbes III : jusqu'au bout du monde : J'avais été voir ce film au ciné et en sortant de la salle avait été déçue, principalement parce que je n'avais pas compris grand chose. En le regardant une seconde fois, j'ai mieux saisi l'intrigue (parfois fumée, on est d'accord) et ai été très heureuse de retrouver Jack, Barbossa et toute la clique. Même Will et Elisabeth qui ont un don particulier pour m'agacer me faisaient rire (je trouve que leur absence dans le quatre rend ce dernier film "en-dessous" des autres). Donc, à partir de maintenant, je promets d'être moins "acide" envers ce pauvre film qui m'a fait rêver de piraterie toute la nuit suivante (ce qui est déja mieux que de comptabilité...).



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Chacun de mes lectures finira dans la colonne d'infos de ce blog, histoire que m'impressionne toute seule à la fin de l'été de tout ce que j'ai réussi à dévorer. Les auteurs sont indiqués là, pour ceux que ça intéresse.

Notre-Dame de Paris : J'ai enfin terminé ma lecture. Cela fait un sacré moment que je n'avais rien lu d'aussi imposant. Concernant ce roman, je suis plutôt enthousiaste. Malgré certaines longueurs et descriptions inutiles (que je sautais, hum hum), il contient une histoire vraiment sublime. L'amour sans faille d'Esmeralda envers Phoebus est tellement beau.... Ça a ranimé mon coté romantique. Je n'avais jamais ressenti autant d'émotions en lisant, c'était vraiment spécial à vivre. Je ne vais pas trop en dévoiler ici, mais l'histoire originale est vraiment différente de l'adaptation de Disney (qui m'avait poussé à lire ce roman à la base) et la fin est inattendue ! Certains éléments sont adoucis par Disney, d'autres sont conservés, mais pas dans le même ordre. Ce récit m'a encore rendue plus impatiente de me rendre à mon tour à Notre-Dame !


On ne meurt qu'une fois et c'est pour si longtemps - les derniers jours des grands hommes :  Un titre à rallonge pour un livre que j'ai dévoré en 24h (en étudiant un peu quand même, sinon j'aurai tout lu d'une traite). Ce bouquin est écrit par un médecin qui nous décrit les derniers instants de personnalités (souvent françaises) : les Rois de France, Beethoven, Molière, Churchill, Voltaire, Robespierre, Zola, Marie Curie, Jésus, ... Ce bouquin, c'est mon petit-ami qui l'a acheté et quand il m'en a parlé, j'ai voulu le lire (et quand il m'a mis en garde que certaines morts étaient trashs dans les descriptions médicales, j'ai encore plus voulu le lire....mon coté pervers).  Ce que j'ai beaucoup aimé, c'est les rappels à mes cours d'Histoire du secondaire, quand on a passé des semaines (mois ? années ?) à étudier les Rois de France, la monarchie absolue, tout ça tout ça. Louis XIV par exemple, vous l'imaginiez plutôt propre sur lui, non ? Enfin, dans les films, on le présente toujours tiré à quatre épingles. Et bien, la réalité semble être assez différente. Dents pourries, hygiène déplorable,... ça vous change du cinéma ! Je ne vois aucun point négatif à cet ouvrage, chaque chapitre présente un personnage et fait seulement une dizaine de pages. C'est vite lu et m'a donné envie d'en savoir plus sur certains faits (notamment la Révolution Française). J'ai également appris dans ce bouquin que la guillotine a été inventée 200 ans JOUR POUR JOUR avant ma naissance. Ce bouquin évoque également ce qu'il est devenu des corps après, et j'ai appris l'existence du Panthéon à Paris. Du coup, j'ai prévu d'aller le visiter lors de mon périple (entre ça, les Catacombes et le Père Lachaise, ça  va être un séjour plein de vie...). Bref, ce bouquin = à lire absolument.






Vive le look "examen oral"...dans mon lit.